Le stock maintenance doit couvrir le risque d’indisponibilité tout en limitant l’immobilisation, l’obsolescence et les achats en urgence.
1. Référencer les articles
Chaque article possède une désignation normalisée, une référence fabricant, les équivalences, l’unité, l’emplacement, les fournisseurs et les équipements compatibles.
Éviter les doublons exige une règle de création et une recherche préalable. Les photos et caractéristiques techniques facilitent l’identification.
2. Criticité des pièces
Une pièce stratégique n’est pas forcément chère ou souvent consommée. Sa criticité dépend de l’impact de sa rupture, du délai d’approvisionnement, de la réparabilité et des alternatives disponibles.
Les pièces à long délai liées à un actif critique peuvent nécessiter un stock même si elles n’ont jamais été consommées. À l’inverse, un consommable disponible localement peut fonctionner en flux tendu.
3. Seuils et quantités
Le point de commande couvre la consommation attendue pendant le délai fournisseur, complétée par un stock de sécurité. Les paramètres sont révisés selon l’historique et les changements de parc.
Pour les pièces réparables, suivre chaque exemplaire, son état et son cycle de réparation. La mutualisation entre sites peut réduire le capital immobilisé.
4. Maîtriser le magasin
Entrées, sorties, retours et réservations sont tracés, idéalement sur l’ordre de travail. Les emplacements sont adressés et les articles sensibles bénéficient de conditions de conservation adaptées.
Des inventaires tournants corrigent régulièrement les écarts. Les indicateurs utiles sont disponibilité, taux de rupture, valeur, rotation, obsolescence et achats urgents.