Un bon tableau de bord ne collectionne pas les chiffres : il relie quelques indicateurs fiables à des décisions et à des actions concrètes.
1. Fiabilité et disponibilité
Le MTBF représente le temps moyen de fonctionnement entre deux défaillances réparables. Le MTTR mesure le temps moyen de réparation selon une définition stable. La disponibilité intrinsèque peut être approchée par MTBF divisé par MTBF plus MTTR.
Ces moyennes cachent parfois de fortes dispersions. Il faut les analyser par famille, période et mode de défaillance, avec un volume d’événements suffisant.
2. Exécution du travail
Le taux de réalisation préventive, le respect du planning, la part d’urgence, l’âge du backlog et le taux de travaux préparés décrivent la maîtrise du processus.
Un taux de clôture élevé ne prouve pas la qualité. Il doit être complété par la récidive, les retours en intervention et la qualité des comptes rendus.
3. Coûts et pertes
Les coûts directs regroupent main-d’œuvre, pièces, prestations et outillage. Les pertes de production, de qualité, d’énergie ou de durée de vie éclairent le coût global des défaillances.
Comparer le budget seul peut pousser à différer des travaux utiles. La décision doit considérer le risque évité et la valeur créée par la disponibilité.
4. Construire le tableau de bord
Chaque indicateur possède une définition, une source, un responsable, une fréquence et une cible. Les données incohérentes sont corrigées à la source plutôt que retraitées manuellement chaque mois.
Le tableau de bord part des objectifs, montre les écarts et associe des actions nommées avec responsable et échéance. Une tendance est généralement plus utile qu’une valeur isolée.